Sony fait face à une levée de boucliers immédiate des consommateurs après avoir confirmé que la production de disques physiques pour le hardware PlayStation cesserait définitivement d'ici 2028. Les diffusions en direct officielles et les réseaux sociaux de l'entreprise ont été submergés de protestations, poussant des groupes de défense à organiser un boycott coordonné de la plateforme d'une durée d'une semaine au mois d'août.
Virage numérique et indicateurs du marché
Le fabricant de consoles défend cette transition à venir en s'appuyant sur des indicateurs financiers internes qui montrent un taux de téléchargement numérique de 82 % au sein de son écosystème. L'ancien dirigeant Shuhei Yoshida a défendu publiquement cette transition, arguant que les disques physiques modernes servent principalement de clés d'installation, dans la mesure où les correctifs du premier jour et les contenus téléchargés restent indispensables pour jouer.
Préservation et réactions face au boycott
Cette décision a suscité de vives critiques de la part de groupes de défense des consommateurs et d'organisations professionnelles, notamment la UK's Entertainment Retailers Association. En réaction à la feuille de route pour 2028, le compte de défense du jeu vidéo et de la préservation « Does it play? » a organisé un boycott invitant les utilisateurs à ne se connecter à aucune plateforme Sony pendant une semaine entière en août prochain afin de protester contre la disparition des supports physiques.
Cette transition en 2028 signifie que toutes les nouvelles sorties PlayStation passeront exclusivement à la distribution numérique via le PlayStation Store et des codes de téléchargement autorisés. Ce changement structurel supprime le marché des jeux d'occasion pour les logiciels futurs, dresse des obstacles majeurs à la conservation des jeux sur le long terme et met fin à la possession physique pour les collectionneurs.




