Le légendaire scénariste des X-Men, Chris Claremont, a révélé lors d'une table ronde à Terrificon qu'il n'a jamais lu la mini-série Wolverine: Origin de 2001-2002 et qu'il refuse catégoriquement de le faire. Aux côtés d'autres vétérans de l'industrie comme Louise Simonson et Fabian Nicieza, lors d'un panel animé par John Siuntres, Claremont a expliqué sa position concernant cette série en six numéros scénarisés par Paul Jenkins, Bill Jemas, Joe Quesada et Andy Kubert.

Le mystère de l'Arme X

Claremont a soutenu que le passé de Wolverine aurait dû rester un mystère unique et indépassable plutôt que de faire l'objet d'une exposition sérialisée définitive. Au cours de la discussion, il a indiqué qu'il conservait sa propre version interne des origines du personnage, antérieure à la publication officielle de Marvel, rendant ainsi les ajouts canoniques ultérieurs sans pertinence pour son cadre créatif personnel.

Limites créatives et continuité

Simonson et Nicieza ont rebondi sur les propos de Claremont en partageant une pratique courante dans l'industrie pour les créateurs de longue date. Les deux scénaristes ont confirmé qu'ils évitaient intentionnellement de lire les intrigues de leurs successeurs sur les titres dont ils s'occupaient auparavant. Ils ont cité la prévention de la jalousie professionnelle, de la frustration ou des frictions créatives comme motivation principale pour ignorer les modifications ultérieures apportées à leur mythologie fondatrice.

Cet aveu collectif met en lumière une fracture créative persistante au sein de l'industrie des comic books concernant la continuité des personnages et l'évolution des intrigues classiques. Les architectes originaux préservent souvent leur intention d'auteur en choisissant délibérément d'ignorer les révisions officielles mises en place par les équipes éditoriales ultérieures.